22.10.2009

Deux nouveaux reportages

Le premier festival de Magie  MAGIC BINIC  organisé par ART FISIK avec le soutien de la ville de Binic et la communauté de communes du Sud Goëlo

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Le deuxième reportage  la foire aux cheveaux de KERIEN
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22.08.2009

Notre Nature (photos été 2009)

La disparition du papillon, reflet de la dégradation des écosystèmes

Les populations de papillons sont en forte baisse dans toute l'Europe. Selon les auteurs d'une nouvelle étude publiée dans le "Journal of Insect Conservation", la raison de ce déclin réside dans un déclin parallèle de la biodiversité.

Dans les années 50, les papillons peuplaient largement les campagnes, les montagnes et les jardins. Et pour cause, les papillons rassemblent environ 160.000 espèces de la famille des lépidoptères sur les 1.450.000 connues à la surface de la Terre et constituent à eux seuls plus de 10 % des espèces répertoriées, battus en cela uniquement par les coléoptères (25 %).

Cependant, à l'instar d'autres espèces, ils sont de plus en plus concernés par l'érosion de la biodiversité. En France, les papillons des prairies ont ainsi régressé de 50 % en 15 ans. Bien que les oiseaux, batraciens et chauves-souris constituent les principaux prédateurs naturels du papillon, l'homme à travers ses activités joue également un rôle actif dans la disparition de l'espèce.

Dès les années 60, l'arasement de haies et de bocages mais aussi la volonté de l'homme de développer une agriculture intensive ont ainsi lourdement contribué à leur disparition. D'autres facteurs entrent également en jeu. C'est le cas notamment de la circulation automobile, des éclairages publiques excessifs pour les papillons nocturnes, ou encore du réchauffement climatique. En Grande-Bretagne, environ 70 % de la totalité des espèces de papillons auraient ainsi disparu en vingt ans.

Argus bleu-nacré (femelle)

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Piéride du navet
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Nos rivières
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La grenouille rousse
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L'araignées tisseuse de toile
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Notre plus grosse Libéllules  AESHNA
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La grande Berce
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Géranium vivace
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09.04.2009

Le printemps

L’hiver fini, le printemps montre son nez
Moment privilégier de toute beauté
Mes yeux s’extasient devant tant de couleurs
Me permettant d’oublier tout mes malheurs …

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Le vent balaye les feuilles mortes lentement
Comme pour leur dire que c’est le moment
De laisser sa place à une nouvelle venue
Une saison appelée l’été sera la bienvenue…
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Alors mes yeux brillent, je reste sans voix
Devant ce spectacle, je suis en émoi
Je profite de ce grand moment de joies
Et regrette déjà la fin de ce mois…
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Détail

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01.03.2009

L'eau

Trilogie imbibée des Éléments

L'Eau ne supporte pas les Barricades
Ni les frontières masquant l'Horizon.
Comme l'Air, l'Eau boit à pleines Rasades
L'Infini dont elle connaît le Nom
De chaque Goutte et de chaque Reflet ;
Comme l'Air, elle ne laisse jamais
Endiguer ses Désirs de Liberté.

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L'Eau déteste les Instants qui s'allongent
Et dont on attend sans cesse la Fin.
Comme le Feu, l'Eau coule dans un Songe
Pour naître d'une Étincelle, qui tient
À jouer sa Vie comme au premier Jour ;
Comme le Feu, elle brûle toujours
D'un Éclair embrasant l'Éternité.

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L'Eau a cette Force des Éléments
Qui ont su se détacher de la Terre,
De son Espace emprisonné du Temps ;
L'Eau est une Rêverie qu'on espère.


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05.10.2008

Matin d'octobre

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

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Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
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Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.
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Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

Poëme de François COPPÉE

03.08.2008

Fête des tisserands à QUINTIN

La traditionnelle fête des Tisserands à QUINTIN en musique et danses folkloriques avec la démonstrations de teillage et de filage du lin.

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30.07.2008

La chèvre de Monsieur Seguin

M. Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon : Un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait. Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C'était, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.

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Le brave M. Seguin, qui ne comprenait rien au caractère de ses bêtes, était consterné. Il disait : - C'est fini ; Les chèvres s'ennuient chez moi, je n'en garderai pas une.
Cependant, il ne se découragea pas, et, après avoir perdu six chèvres de la même manière, il en acheta une septième ; seulement cette fois il eut soin de la prendre toute jeune, pour qu'elle s'habitue mieux à demeurer chez lui.
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Ah ! qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin. Qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! et puis docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle ; Un amour de petite chèvre.
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M. Seguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est-là qu'il mit sa nouvelle pensionnaire. Il l'attacha à un pieu au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser beaucoup de corde, et de temps en temps il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l'herbe de si bon coeur que M. Seguin était ravi.
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- Enfin, pensait le pauvre homme, en voilà une qui ne s'ennuiera pas chez moi !
M. Seguin se trompait, sa chèvre s'ennuya.
Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
- Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou... C'est bon pour l'âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !... Les chèvres, il leur faut du large.
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A partir de ce moment, l'herbe du clos lui parut fade. L'ennui lui vint. Elle maigrit ; son lait se fit rare. C'était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne, la narine ouverte et faisant : Mê !... tristement.
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M. Seguin s'apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c'était... Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois :
- Ecoutez, monsieur Seguin, je me languis chez vous. Laissez-moi aller dans la montagne.
- Ah ! mon Dieu !... Elle aussi ! cria M., Seguin stupéfait.
Et du coup, il laissa tomber son écuelle... Puis, s'asseyant dans l'herbe à côté de sa chèvre :
- Comment, Blanquette, tu veux me quitter ? Blanquette répondit :
- Oui, monsieur Seguin.
- Est-ce que l'herbe te manque ici ?
- Oh non ! monsieur Seguin.
- Tu es peut-être attachée de trop court ; veux-tu que j'allonge la corde ?
- Ce n'est pas la peine, monsieur Seguin.
- Alors, qu'est-ce qu'il te faut ? Qu'est-ce que tu veux ?
- Je veux aller dans la montagne, monsieur Seguin.
- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu'il y a le loup dans la montagne... Que feras-tu quand il viendra ?...
- Je lui donnerai des coups de corne, monsieur Seguin.
- Le loup se moque bien de tes cornes. Il m'a mangé des biques autrement encornées que toi... Tu sais bien la vieille Renaude qui était ici l'an dernier ? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc. Elle s'est battue avec le loup toute la nuit... puis le matin le loup l'a mangée.
- Pécaïre ! pauvre Renaude !... - Cela ne fait rien, monsieur Seguin, laissez-moi aller dans la montagne.
- Bonté divine ! dit M. Seguin... mais qu'est-ce qu'on leur a donc fait à mes chèvres ? Encore une que le loup va me manger... Eh bien, non... je te sauverai malgré toi, coquine, et, de peur que tu ne rompes ta corde, je vais L'enfermer dans l'étable, et tu y resteras toujours.

Là-dessus, M. Seguin emporta la chèvre dans une étable toute noire, dont il ferma la porte à double tour. Malheureusement, il avait oublié la fenêtre, et à peine eut-il le dos tourné que la petite s'en alla...
Quand elle arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.


Plus de corde. Plus de pieu... rien qui l'empêcha de gambader, de brouter à sa guise... C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! jusque par-dessus les cornes... Et quelle herbe ! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes... C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute
une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !
La chèvre blanche, à moitié ivre, se vautrait là-dedans les jambes en l'air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes... Puis, tout à coup, elle se redressait d'un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là-haut, en bas, partout... On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de M. Seguin dans la montagne.
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C'est qu'elle n'avait peur de rien la Blanquette !
Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient, au passage, de poussière humide et d'écume. Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil... Une fois, s'avancent au bord d'un plateau, une feuille de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.
- Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là-dedans ?
Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que je monde...

En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Seguin ! Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque.
Tout à coup, le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le soir... "Déjà !" dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée.
En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée ; elle écouta les clochettes d'un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l'âme toute triste... Un gerfaut qui rentrait la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit... Puis ce fut un long hurlement dans la montagne : "Hou ! hou !"
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Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n'y avait pas pensé... Au même moment, une trompe sonna bien loin dans la vallée. C'était ce bon M. Seguin qui tentait un dernier effort.
"Hou ! hou", faisait le loup.
"Reviens ! reviens !..." criait la trompe.
Blanquette eut envie de rentrer ; mais, se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pourrait plus se faire à cette vie, et qu'il valait mieux rester...
La trompe ne sonnait plus...
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes toutes droites, avec des yeux qui reluisaient... C'était le loup.

Enorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là, regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait bien qu'il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment :
- Ha ! ha ! petite chèvre de M. Seguin ! et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d'amadou.
Blanquette se sentit perdue... Un moment, en se rappelant l'histoire de la vieille Renaude, qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite ; puis, s'étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de M. Seguin qu'elle était... non pas qu'elle eût l'espoir de tuer le loup - les chèvres ne tuent pas le loup -, mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude...
Alors le monstre s'avança, et les petites cornes entrèrent en danse.
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Ah ! la brave chevrette ! Comme elle y allait de bon coeur ! Plus de dix fois, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Pendant ces trêves d'une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe, puis elle retournait au combat la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps, la chèvre de M. Seguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair, et elle se disait : "Oh ! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube !..."
L'une après l'autre, les étoiles s'éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup de coups de dents... Une lueur pâle parut dans l'horizon... Le chant d'un coq enroué monta d'une métairie. "Enfin !" dit la pauvre bête, qui n'attendait plus que le jour pour mourir ; et elle s'allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang...
Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

Alphonse Daudet

08.05.2008

Flore au bord de l'eau

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